On coupe le son?

Enfin pas vraiment. On va plutôt revoir le son de nos écrans publicitaires. Jusqu’à aujourd’hui, le volume sonore des publicités faisait l’objet d’un contrôle strict par un décret du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) datant du 27 mars 1992 (n°92-28) et d’une loi datant du 30 septembre 1986 et réaménagée en 2009 (article 27):
Le décret de 1992: 
« Le niveau sonore des séquences publicitaires ainsi que des écrans qui les précèdent et qui les suivent ne doit pas excéder, s’agissant notamment du traitement de la dynamique sonore, le niveau sonore moyen du reste du programme »
La loi de 1986 (réaménagée en 2009) : 
« Le maintien à un niveau sonore constant des séquences publicitaires ainsi que des écrans qui les précèdent et qui les suivent »
Des études plus poussées et une progression des plaintes en 2010 (134 au lieu de 124 en 2009) ont révélé qu’il ne s’agissait pas de maîtriser le volume sonore mais l’intensité sonore. En effet, le téléspectateur n’est pas le maître du son avec sa télécommande, la télévision numérique possède ses normes qui induise un travail de compression dynamique réalisé en studio, d’où l’impression d’une hausse du volume sonore (voir illustration ci-dessous). La réalité se situe dans la dynamique et l’amplitude du son. Dans une délibération visant à « Améliorer le confort d’écoute des téléspectateurs, limiter progressivement les variations d’intensité sonore entre programmes et messages publicitaires », le CSA a fixé à – 23 LUFS (selon une échelle définie par l’Union Européenne de Radiodiffusion) le seuil de tolérance. Les premiers résultats du procédé et de l’efficacité de cette norme pourront être relevés en 2013.

 

En attendant, ne blâmons pas les chaînes de télévision (qui n’y sont pour rien) et prodiguons pédagogie et respect du téléspectateur à l’ensemble des acteurs de la publicité.

 

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