Pantone et pochettes d'albums

 
Le pantone? Une variété de pâtes? Une marque de fringues? Négatif. Pour faire bref, le pantone vient du dix-neuvième siècle avec une petite société du même nom qui fabriquaient des nuanciers pour les fabricants de cosmétiques. Des décennies plus tard, le pantone est un principe, un procédé, regroupant les dix couleurs de base du nuancier, celui-ci étant l’outil privilégié des graphistes, chromistes et imprimeurs. Pour la petite anecdote du jour, l’idée du pantone a été développée pour imaginer la recomposition de quelques unes des pochettes de disques les plus mythiques. « Rubber Soul » des Beatles, « Atom Heart Mother » des Pink Floyd ou encore « Nevermind » de Nirvana (le diaporama sur le site compte une trentaines de pochettes) ont été revisitées par le graphiste David Marsh aka Artomattic qui présente ce travail comme une réflexion autour de la perception d’une image et de sa représentation mentale. David a travaillé à partir d’échantillons de couleur qu’il a extrait du nuancier Pantone (dans le logiciel Adobe Illustrator). La pochette, réduite à sa plus simple expression colorimétrique, est « recomposée » avec ces pixels de couleur. Lorsque l’on regarde cette image de près, on ne voit que des carrés de couleur accolés les uns aux autres. Par contre, si l’on s’éloigne notre mémoire fait un travail de recomposition visuelle et vous permet de reconstituer l’image mentale de la pochette. Belle source d’inspiration, il y a plus qu’à espérer que la dématérialisation de la musique n’entraîne pas la chute du « covert art », élément identitaire indispensable à la reconnaissance d’un album (Le Velvet et feu Andy Warhol ne viendraient certainement pas me contredire ;-).
 
Découvrir le travail de David Marsh ici.
 
Le blog de David Marsh.

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