The Beach Boys – That's Why God Made The Radio

Les Beach Boys, comme tout le monde le sait, étaient le versant ouest de la pop dominée alors par les Beatles, dès 1962. Cette époque bénite des Dieux de la musique scellait définitivement l’émancipation de la jeunesse, alors initiée par le King et son célèbre déhanché, responsable d’un pic d’activité chez les infirmiers et soigneurs aux abords des salles de concert (n’est-ce pas les filles…). Cette « love period » voyait s’enchaîner les « Love Me Do », « I Saw Her Standing Here », « P.S I Love You » et autres « Please Please Me » rapidement relayés sur toutes les ondes, repris par les plus grands (Les Stones notamment) et inspirant toute une génération de flambeurs à la Rickenbacker, Fender… (Kinks, Monkees, Turtles et consorts). Mais il ne faudrait surtout pas zapper les garçons de la plage associant pop vocale et planches de surf (prémices d’une révolution marketing où l’artiste se met en scène). Les Beach Boys pouvaient presque rivaliser avec les Beatles et disposaient d’une arme de création massive avec Brian Wilson qui ne jurait que par le songwriting, l’arrangement d’harmonies vocales et cette détermination sans faille qui le conduirait (ou pas) vers le sommet de la pop mondiale. Malgré les efforts, les tentatives d’égaler le génie de Mc Cartney et Lennon, les anglais allaient rester au sommet, dans l’innovation permanente, jusqu’au bout, jusqu’à cette année 1970 qui marquait dix ans d’une discographie inégalable. Un âge d’or où venait se greffer quelques pépites des frères Wilson, Mike Love et Al Jardine (on pourrait en citer une bonne dizaine). Et après? Plus grand chose de marquant chez les Boys. Wilson, qui dirigeait la baraque, empreint de folie, abandonna la partie et délaissa la maison californienne pour une longue période. Les multiples affaires juridiques et procès entre les membres ponctuaient les réformations et autres (vaines) tentatives de reprendre la main. Trop tard sans doute. Le heavy, le glam et le punk balayaient les sixties et devenaient la référence des années soixante-dix. Pour entretenir la légende des Beach Boys, quelques albums dispensables, compilations, un tube (« Kokomo », sortie en 1988, une des chansons préférées de mon enfance)… En cette année 2012, où l’on fête cinquante ans de discographie du groupe, sort « That’s Why God Made The Radio », un nouvel album où se retrouvent Wilson, Love, Jardine et Johnston. Pas grand monde est sur le qui-vive, la presse ne s’affole pas vraiment… Alors, puisque le temps nous l’offre (quel beau soleil de rentrée!) et qu’indiscutablement Beach Boys est synonyme de bord de mer, de « good vibrations » et de « smile on your  face » (Mia Frye sort de ce corps!), un petit rappel est de rigueur avec l’excellente « That’s Why God Made The Radio » ». Un délice, vous dis-je !
 
 

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