Deutsche Elektronische Musik 2 (2013)

Deutsche Elektronische Musik 2

Mettant en scène la crème de la musique krautrock (« rock du chou », genre musical consacrant les musiques électroniques et rock expérimental allemand), le deuxième volet de Deutsche Elektronische Musik regroupe une bonne poignée de quelques incontournables du genre (Can, Amon Düül II, Neu! ou Faust) qui ont su « s’internationaliser » mais également quelques raretés insoupçonnées et parfois délirantes (le psychédélisme d’A.R Machines tout droit sorti du « Majestic Request » des Stones) ou tout simplement ancré dans l’opéra rock façon « Tommy » des Who avec Gila et son « Sunday Dance » parfaitement british. Retranchés de part et d’autre du mur de Berlin (nous sommes entre 1971 et 1983) mais à dominante occidentales, la plupart de ses productions surfent à contre courant des tendances du moment, en Angleterre avec le glam rock, le heavy et plus tard le punk, voir précèdent certaines nouvelles sonorités qui feront légion dans les pays anglo-saxons au cours des années 80 (pop synthétique, new-wave). A posteriori, on se rend compte de l’impact de ces artistes sur un grand nombre de sorties de ces dernières années (Michael Hoening avec « Sun And Moon » et ce parallèle avec la french touch et notamment Sébastien Tellier, Can avec « Halleluwah » sur Radiohead et plus particulièrement Thom Yorke ou D.A.F. sur la James Murphy ou Liars…) et cette compilation, bien que pas forcément nouvelle pour un amateur du genre, saura dresser un panorama complet de la musique teutonne au cours de cette décennie légendaire de l’histoire du rock. Un incontournable donc, sorti tout droit de l’excellent label londonien Soul Jazz Records.

Can – Halleluwah (1971)

Michael Rother – Karussell (1977)

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