Chassol – Indiamore (2013)

Chassol

Comment définir ce projet musical? Déjà, un indice : une signature sur Tricatel, le label de l’iconoclaste et fin limier de la pop, Bertrand Burgalat. D’ores et déjà, un OVNI, puis une fusion des genres mise en oeuvre par un claviériste talentueux : Christophe Chassol. Evoluant dans un paysage indien où les voix s’entremêlent avec les cordes (le sitar), les tablas et des percussions évoquant aussi un jazz façon Stax (« XIXth Century ») ou très proche du « Politics » de Sébastien Tellier (« Odissi, Pt. III Farewell » avec la section rythmique parfaite emmenée par le batteur génial Lawrence Clais), Chassol s’aventure dans les terres d’une musique sacrée, tel un chantre de la symbiose occident/orient, à la manière d’un George Harrison du troisième millénaire. Cela pourrait s’arrêter aux clins d’oeil d’un musicien tout juste prêt à puiser dans la matrice orientale, mais « Indiamore » est bien plus qu’un simple hommage. A travers vingt-deux titres, c’est un véritable storytelling, une plongée dans un univers où le paysage sonore est le fil rouge d’une narration passionnée évitant tous les clichés du genre. Donc on chasse l’évidence pour se retrancher derrière la photographie de Calcutta et de Bénarès (d’où sont tirées des ambiances sonores locales, des sons de ville, des samples…) à la rencontre des talents locaux. Une belle découverte autour d’un concept, celui d’un musicien désireux d’une expérience de vie et avide de rencontres. Hare Krishna !

1 Commentaire

  1. John
    7 avril 2013 à 13 h 42 min · Répondre

    Voilà comment le travail de Steve Reich passe dans la musique populaire. C’est le destin de tous les grands (Mozart, Debussy, Miles Davis…).
    Very pleasant track!

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