Les nouveautés de la semaine #4

Le retour de Beatle Paul sur les platines, streamers et médias du monde entier est l’événement pop du moment. Après 5 ans d’attente, il fallait absolument que l’on ait cette dose de songwriting dont il a le secret. Question de survie. Depuis le départ de Bowie, il ne reste plus beaucoup de géants. Alors, après deux écoutes, le verdict est clair : Paul Mc Cartney est toujours aussi fringant, ne tombe jamais dans la nostalgie et dans la facilité. « Egypt Station » regorge de pépites, qu’elles soient purement pop, rock ou plus intimistes, voir engagées (le brûlot « Despite Repeating Warnings » à l’attention du locataire blond peroxydé de la Maison Blanche). La production est différente de ses précédents albums, plus moderne, plus catchy, plus fouillée, ce qui peut surprendre les aficionados de « Chaos & Creation In The Backyard » réalisé à l’époque par Nigel Godrich, accessoirement architecte du son de Radiohead. J’ai pris mon pied, c’est clair, car Paul et moi, c’est toute une histoire… qui a commencé en 97 avec l’album Bleu et Rouge des Beatles, puis juste après avec « Flaming Pie » que j’avais acheté en K7 au Virgin Megastore. Ça nous rajeunit pas. Alors, peut-être qu’il aurait pu se limiter à 11 titres (l’album en contient 16) et conserver le top du top? Peut-être que… En fait, non, rien, vraiment. McCartney n’a jamais été aussi en phase avec la réalité musicale du moment tout en conservant l’essence qui fait de lui le plus grand auteur-compositeur du monde encore en vie. Prions pour une décennie supplémentaire !

 

Laisser un Commentaire