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Les nouveautés de la semaine #2

nick_mulvey_wake up now

Une nouveauté à écouter d’urgence ! Nick Mulvey avait réussi un joli tour de force avec « First Mind », son premier opus sorti 3 ans auparavant. Un artiste folk britannique dont on attendait la livraison. « Wake Up Now » est sorti ces jours-ci et il vaut le détour. Plus fourni en arrangements, il n’en conserve pas moins les ingrédients initials : des bonnes chansons et des mélodies en émotion (un peu comme Fink d’ailleurs).

Les nouveautés de la semaine #1

Ariel Pink_Dedicated to Bobby Jameson

Attendu comme le messie par tout un public friand de fresques pop baroques, Ariel Pink revient enfin 3 ans après l’album de l’année 2014 (« Pom Pom »). « Another Weekend », en guise d’amuse bouche, tient toutes ses promesses et livre une continuité digne de son parfait prédécesseur. Le nouvel album est disponible sur toutes les plateformes d’écoute en ligne et, bien entendu, en Cds et les vinyles pour les plus mélomanes et nostalgiques d’entre vous.

DontBlameMeWeek#4

rapper's delight_the sugarhill gang

Bien avant « The Message » de Grandmaster Flash, considéré comme une des oeuvres tutélaires du rap US, c’est « Rapper’s Delight » qui allait donner une impulsion au hip hop dans l’industrie musicale. Big tune, isn’t it? The Sugarhill Gang n’a pas été cherché bien loin pour construire son instru : un peu de disco, et pas n’importe laquelle, celle de Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic que l’on a mis en lumière il y a juste 48 heures. Parfait pour rester dans le mood !

DontBlameMeweek#3

Cerrone_GiveMeLove

Continuons à surfer sur le sommet de la disco avec le french godfather Cerrone. Batteur de formation, on reconnait son style entre mille : breaks de batterie, caisse claire mate, effluves synthétiques, la répétition infinie du sexy « Give me love, give me love that you’ve got »… tout est absolument génial sur ce titre. « Give Me Love » est un autre pilier de toute soirée qui se respecte. À bon entendeur !

PS : la version de 7 minutes offre une intro de percussions parfaite pour enflammer le dancefloor.

DontBlameMeWeek#2

Chic-Dimitri-From-Paris-I-want-your-love

On poursuit cette semaine « dancefloor » avec un remix considérablement génial d’un morceau au groove tellurique. Et si je vous dis Nile Rodgers? Chic? Avec l’appui de Dimitri From Paris pour un remix d’enfer, ce classique reste tout simplement un point culminant de la night.

DontBlameMeWeek#1

 

Bruno Mars-Locked Out To Heaven

Il y a des titres que l’on n’écouterait probablement pas chez soi mais qui ont une place privilégiée, à un moment précis. Sans être révolutionnaire, « Locked Out To Heaven » n’en demeure pas moins un morceau d’une redoutable efficacité pour tout dancefloor qui se respecte. Sans arriver à titiller son maître (ndlr. Michael Jackson), Bruno Mars et ses acolytes auteurs et producteurs (ils sont généralement nombreux sur ce type de production) font le job à merveille. À croire que Sting est venu filer un coup de main…

Célébrons Elliott Smith

Elliott Smith_Jason Lytle

Disparu au sommet de sa « gloire », un bien grand mot considérant l’artiste, tant il était discret dans un music business alors florissant mais arrivant en fin de règne (Napster et le vilain Mp3 paré pour détourner le consommateur du format de l’époque, ce bon vieux CD), Elliott Smith laisse néanmoins une trace forte dans l’histoire du rock indépendant. Nous étions en 2003, l’américain restait sur un dernier album, « Figure 8″ sorti en 2000, peut-être son meilleur (avec « XO », difficile de trancher), d’une beauté telle qu’il était difficile d’imaginer une fin, encore moins un néant à venir… Certes, depuis, Sufjan Stevens est passé par là, reprenant le flambeau de ce songwriting écorché, toujours au plus près de la mélodie parfaite. Aujourd’hui, malgré le manque, demeurent quelques initiatives. Judicieuses, dirais-je… Celle de Yann Debiak était de réunir Jason Lytle, tête pensante et chanteur multi instrumentiste de Grandaddy (en train d’enregistrer un nouvel album soit dit en passant) et Troy Von Balthazar, avec l’impulsion d’un orchestre de chambre (The Color Bars Experience), autour des chansons de « Figure 8″, pour un concert exceptionnelle au studio 105 de la Maison de la Radio. Ce matin, dans le TGV m’amenant à Strasbourg, j’ai (enfin) pu écouter l’heure et demie de ce concert grâce à l’excellente émission « Label Pop » de Vincent Théval disponible en podcast sur l’appli France Musique. Un beau moment, respectueux de l’oeuvre d’Eliott Smith, magnifié par l’apport des cordes donnant une dimension supplémentaire aux chansons. À écouter. Religieusement.

Un Voyage à Travers le Son

Jean-Michel Jarre

Après un silence radio de plusieurs années, Jean-Michel Jarre a retrouvé le chemin des studios, avec l’album « Electronica 1 : The Time Machine » prévu pour le 16 octobre 2015 (voir le trailer ici). Le compositeur continue d’explorer la musique électronique collaborant, pour ce nouveau projet, avec un nombre impressionnant d’artistes sur un spectre allant des années 70-80 (Pete Townshend des Who, Vince Clark, John Carpenter, Tangerine Dream…) jusqu’à notre époque, convoquant quelques piliers de l’électro internationale (3D de Massive Attack, Air, Moby, Boyze Noise, M83, Sébastien Tellier…). Il revient sur sa pièce maîtresse,  »Oxygène », album phare de la musique électronique moderne et énorme succès mondial (vendu à plus de 18 millions d’exemplaires) et livre ses souvenirs, la genèse de ses productions live monumentales, son déplacement en Chine et à Houston pour les 150 ans de la ville et les 25 ans de la NASA (pour l’occasion, il a composé le dernier morceau de son album « Rendez Vous » pour être joué dans la navette Challenger). Cette magie éphémère, comme il le souligne, s’ajoute au désir d’explorer de nouvelles manières de créer de la musique, utilisant des instruments de musique atypiques (la harpe laser par exemple) et considérant la forme ludique que peut revêtir celle-ci (la haute dimension du multimédia présente dans ses oeuvres). Le documentaire d’Arte touche un sommet lorsqu’il évoque son père, Maurice Jarre, monstre sacré de la musique de films (sa relation, distante mais respectueuse avec ce géniteur, absent, du fait d’une carrière mirifique à Hollywood), sa rencontre avec Pete Townshend (quel plaisir de le revoir bousculer sa Telecaster, avec cette rythmique si caractéristique, nous ramenant aux grandes années soixante, rageuses, celles des Who et du rock façon mods) ou Gary Numan, précurseur du rock indus et faiseur de tubes synth pop (« Cars », « Me! I Disconnect »). Le compositeur se raconte, au fil du temps, avec Charlotte Rampling, probablement sa Muse, celle de la décennie fondatrice de sa carrière dès l’entame de ce qui allait devenir son oeuvre ultime, « Oxygène ». À visionner jusqu’au 19 octobre prochain sur Arte TV.

 

Are You Talkin’ To Me?

Taxi Driver

Un des classiques de Martin Scorsese à qui l’on doit quelques chefs d’oeuvre du cinéma américain (il serait trop long de tous les citer ici), dont l’incontournable Taxi Driver où l’on voit Travis Bickle, interprété par un Robert De Niro en état de grâce, côtoyant la grandeur et la décadence new-yorkaises, jusqu’à perdre définitivement le contrôle et sombrer dans la folie. C’est cette folie que l’on retrouve dans ce montage sonore extrêmement dense où l’on parvient à saisir l’ambiance du film, lourde et oppressante. Avec, en toile de fond, cette mélodie sifflée qu’il m’arrive de reproduire dans les transports en commun, légère mais inquiétante, chevauchée par un déluge de sons concrets (bruits de revolver, portes de voiture…) et cette note d’infra basse tenue, comme pour appuyer le drame qui est en train de se dérouler sous nos yeux (sous nos oreilles, dois-je dire?). La montée en puissance est comparable à l’état dans lequel va évoluer le personnage de Travis Binckle, pris en étau entre sa raison, ses sentiments et l’implacable violence de la ville. Réalisé par Pable Fernandez Eyre, un directeur artistique barcelonais, cet essai vient parfaitement compléter le slogan mythique « Are You Talkin’ To Me », inlassablement repris par une, deux, trois générations… Car, dans moins d’un an, arrivera l’âge canonique, les quarante ans de cette pellicule mythique.

 

Pepe Deluxé – Queen Of The Wave (2012)

Pepe Deluxé_Queen Of The Wave

Ils sont finlandais et viennent nous titiller sur des références majeures des années 90-00 néo-psychédéliques (MGMT, Tame Impala), elles-mêmes s’inspirant de la vague flower power de la fin des années soixante. Dans ce « Queen Of The Wave » complètement délirant et d’un hétéroclisme à couper le souffle (on déambule dans un cabinet de curiosités où l’espace temps est modifié en permanence), on retrouve la pop des excellents et mésestimés The Coral (« Queenwave ») et quelques resucées du rock au parfum maharishi de Kula Shaker (« A Night And A Day »). Hyper ambitieux, ce troisième album, présenté comme un concept à part entière, vient créer des passerelles fantastiques entre une folk moderne (« Iron Giant » et cette parenté évidente avec Edward Sharpe & The Magnetic Zeros) s’affranchissant du repère marketing du moment (l’electro pop rincée à grands coups d’interjections – les « he ho ho » florissant jusqu’à l’indigestion) et un rock psychédélique mâtiné d’un classicisme pop (« Riders Of The First Ark » où l’on retrouve quelques échappées lyriques façon Burt Bacharach, Roy Orbinson ou encore Scott Walker). Pepe Deluxé se présente comme un collectif inter-continental naviguant sur un océan où les limites sont inexistantes et les escales parfaitement flamboyantes, délicieusement psychotropiques… Peut-être que  cet opéra rock peut parfois s’avérer parfois un peu trop copieux… Mais on ne boude pas notre plaisir, ce « Queen Of The Wave » est à découvrir absolument, histoire de faire bouger un peu les stats Deezer (un millier de « fans » seulement…).