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C’est pas le genre de la maison mais… LSD (Sia, Diplo, Labrinth) #1

Nouvelle rubrique qui va traiter de sons peu évoqués dans ces colonnes. Pour ouvrir le bal futuro-psychédélique initié par la chanteuse américaine au chandelier SIA, le chanteur anglais Labrinth et le producteur Diplo (Major Lazer), il fallait un titre catchy. On pouvait certainement compter sur ces pointures de la pop mondiale qui, sous la forme d’un supergroupe nommé LSD (leurs initiales… facile en fait), planchent sur un premier album qui allient à la perfection les sonorités du moment : chanson pop efficace, melting pot d’instruments traditionnels (guitare, basse et batterie façon rythmique soul) et effets bien dans notre époque (autotune, effets vocaux…), un ensemble que l’on retrouve dans le single « Thunderclouds » qui n’est pas sans rappeler la production du dernier album du plus provençal des groupes français M83 (« Junk ») sorti en 2016 ou celui de Miley Cyrus avec ses dead petz supervisé par les deux géniaux dingues Wayne Coyne (The Flaming Lips) et Ariel Pink. Alors, LSD? Pas le genre de la maison mais… on y goûte volontiers.

 

Les nouveautés de la semaine #1

Ariel Pink_Dedicated to Bobby Jameson

Attendu comme le messie par tout un public friand de fresques pop baroques, Ariel Pink revient enfin 3 ans après l’album de l’année 2014 (« Pom Pom »). « Another Weekend », en guise d’amuse bouche, tient toutes ses promesses et livre une continuité digne de son parfait prédécesseur. Le nouvel album est disponible sur toutes les plateformes d’écoute en ligne et, bien entendu, en Cds et les vinyles pour les plus mélomanes et nostalgiques d’entre vous.

TOP 2014 – 2ème partie (de la 1ère à la 5ème place)

 

Ariel Pink - Pom Pom

1. Ariel Pink – Pom Pom (*best album)

Tout juste sorti de la hotte d’Ariel Rosenberg, trublion notoire de l’indie pop californienne, en cette fin d’année 2014, « Pom Pom » est le disque que l’on n’attendait plus. Le choc me rappelle celui de l’album « Swing Lo Magellan » de Dirty Projectors en 2012 (attention, ne pas s’y méprendre, la musique n’est pas dans la même veine mais on peut avancer une démarche commune, désireuse de sortir des sentiers battus, dirons-nous), une sorte de pop décomplexée qui va chercher son ancrage dans la folie d’un Roger Waters en plein remue méninge historique, l’obscurité d’un Black Sabbath ou les vociférations sourdes d’un Jean-Jacques Burnel (The Stranglers). Ajouter à cela, des pop songs parfaites, avec l’envergure de hits (« ) L’OVNI évident de ce top 10 et l’album de l’année, avec le même poids qu’a pu avoir le « Oracular Spectacular » de MGMT quelques années auparavant.

Future Islands - Singles

2. Future Islands – Singles

Difficile de ne pas se laisser happer par le rouleau compresseur Samuel Herring, leader charismatique du groupe de Baltimore, à la voix si caractéristique faisant cohabiter le vol et guttural. Après une performance colossale lors du Letterman Show, on retrouve Future Islands sur un quatrième album parfait, mélangeant rock indépendant rageur et new wave. « Singles » est l’album de l’année, inattendu et rendant justice à la pop, avec des classiques imparables (« Seasons », « A Dream Of You And Me ») et une manière de s’approprier quelques clichés 80’s sans tomber dans le pastiche, chose pas réellement évidente en ces temps de pop à synthés (omniprésente?).

Damon Albarn - Everyday Robots

3. Damon Albarn – Everyday Robots

Qu’attendre de Damon Albarn en 2014? Le compositeur anglais le plus important du moment aligne les projets, du plus bigarré (avec Gorillaz) au plus classique (avec les opéras « Dr Dee » ou « Monkey, Journey To The West ») sans s’éloigner longtemps de l’institution Blur qu’il fait revivre sur scène depuis 5 ans (aucun album n’est pourtant envisagé…). Signant son premier vrai album solo, il marque l’apogée d’une carrière de 25 ans où rien n’est à mettre de côté (à part peut-être une exception que le fan a pris soin de noter…), chaque oeuvre relevant d’un goût subtile pour l’exploration musicale et les collaborations artistiques qui dépassent allègrement les frontières de la britpop.

The War On Drugs - Lost In The Dream

4. The War On Drugs – Lost In The Dream

On ressort bouleversé par leur impressionnant set de La Flèche d’Or le 26 mai dernier. « Lost In The Dream » réussit à nous transporter dans une odyssée où les fantômes de Bob Dylan, Bruce Springsteen et autres fleurons de l’americana. Cette bande son d’une heure convoque lyrisme et moments de bravoure d’une puissance rare (le majestueux « An Ocean In Between The Waves » où l’on jurerait un solo de guitare échappé de la Stratocaster de Mark Knopfler).

Owen Pallett - In Conflict

5. Owen Pallett – In Conflict

Le prodige canadien avait fait ses armes avec Arcade Fire sur le mythique « Funeral » quand le groupe se contentait d’instruments acoustiques, et plus particulièrement des cordes, pour faire décoller ses chansons. Depuis, Owen Pallett trace son chemin, prouve qu’il est un excellent songwriter, avec The Final Fantasy ou sous son propre patronyme avec « In Conflict ». À noter, la présence incongrue mais judicieuse de Brian Eno en personne au synthétiseur principalement mais aussi à la guitare et à la voix.