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DontBlameMeWeek#4

rapper's delight_the sugarhill gang

Bien avant « The Message » de Grandmaster Flash, considéré comme une des oeuvres tutélaires du rap US, c’est « Rapper’s Delight » qui allait donner une impulsion au hip hop dans l’industrie musicale. Big tune, isn’t it? The Sugarhill Gang n’a pas été cherché bien loin pour construire son instru : un peu de disco, et pas n’importe laquelle, celle de Nile Rodgers et Bernard Edwards du groupe Chic que l’on a mis en lumière il y a juste 48 heures. Parfait pour rester dans le mood !

DontBlameMeweek#3

Cerrone_GiveMeLove

Continuons à surfer sur le sommet de la disco avec le french godfather Cerrone. Batteur de formation, on reconnait son style entre mille : breaks de batterie, caisse claire mate, effluves synthétiques, la répétition infinie du sexy « Give me love, give me love that you’ve got »… tout est absolument génial sur ce titre. « Give Me Love » est un autre pilier de toute soirée qui se respecte. À bon entendeur !

PS : la version de 7 minutes offre une intro de percussions parfaite pour enflammer le dancefloor.

La fabrication d’un tube disco

 

Telex

Nous sommes à la fin des années soixante-dix, le punk et la musique disco, bien que très logiquement opposés, cohabitent dans l’underground du rock et sur les pistes de danse. Alors que les Cerrone, Donna Summer, Abba (et j’en passe) s’imposent dans les charts, le groupe belge Telex sort « Moscow Diskow » (1978), le tube disco qui leur ouvre les portes d’une forte notoriété  à l’étranger. Sur le même schéma que Kraftwerk, ils utilisent exclusivement des synthétiseurs et des boîtes à rythmes pour élaborer leur musique. A l’époque, on imagine bien la stupéfaction du public face à ces étranges personnages et ses sonorités futuristes… Laborantins du son et de la synthèse, Marc Moulin et Dan Lacksman nous expliquent comment ils ont fabriqué cette « synthpop » atypique et loufoque, depuis leur studio où les machines à synthèse modulaire pullulent…

Justice – Audio, Video, Disco

Chroniquer le nouvel album de Justice va-t-il être un exercice facile? Avec en tête un premier album (le fameux « Cross Album ») plutôt novateur et gavé de moments forts (« D.A.N.C.E. », « Phantom ptII », « Genesis », « Stress »), certes inspirés Daft Punk, on se demande quel va être le ton de « Audio, Video, Disco ». Sans plus attendre, on appuie sur play et c’est sur une amorce eighties façon Michael Jackson (introduction de « Thriller ») que les premières secondes de « Horsepower » s’étirent. Rapidement, on s’embarque pour un morceau typiquement « justicien » avec des basses bien identifiables (le single « Civilization »). A la différence du Justice façon « Cross Album », le chant fait son apparition avec un featuring, celui d’Ali Love, ce qui rend le titre plus commun et pas spécialement marquant. « Ohio » avec ses choeurs façon Beach Boys a une position bien particulière dans album et un virage pour le moins surprenant. On passera le « Canon (primo) » pour aborder « Canon », le gros morceau de « Audio, Video, Disco » avec ses guitares synthétiques, une des composantes du son Justice. « On’n’On » ou la découverte du disco avec une touche de « Kashmir » façon Led Zeppelin nous rappelle à quel point Justice utilise le spectre sonore. Démesuré? Excentrique? Certainement. Avec « Brianvision », hommage à Brian May (ndlr. guitariste de Queen), Gaspard Augé et Xavier de Rosnay auraient-ils décidé de dérouler le tapis rouge à la vieille garde seventies? Pas seulement, le duo voyage également dans le rock indé de nos chères années 2000 avec un « Parade » à l’intro largement inspirée du « Wake Up » d’Arcade Fire. Mais pas très longtemps, « Newlands » nous ramène à la vieille garde seventies précitée et un goût certain pour le hard rock teintée de glam (un mélange assez incongru de Supertramp et Free). On passera notre chemin sur un « Helix » daté évoquant Supermen Lovers ou Daft Punk période Discovery. « Audio, Video, Disco » vient clôturer l’album avec un touche aérienne et des voix vocodées qui ne sont pas sans rappeler un certain duo versaillais… Difficile de dire si ce nouvel opus est une réussite. Il va dérouter une partie des fans habitués aux beats façon dancefloor, il ne contient pas de morceaux forts, capables d’être entonnés par toute une masse d’ados en furie, il chasse la touche sombre, pourtant marque de fabrique émanant du « Cross Album » et il vagabonde entre un rock désuet et un « pastiche de ». Pas spécialement convaincant sur les trois premières écoutes… mais il reste toujours une possibilité qu’il se fasse un place dans la durée.