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Sea, Songs & Sun en une playlist !

L‘été n’est pas fini ! 60 titres de choix concoctés par Ohmwork pour accompagner vos vacances. Entre Weezer avec l’incontournable « Island In The Sun » ou « That Summer Feeling » de Jonathan Richman & The Modern Lovers et le punk des Dead Kennedys (« Holiday in Cambodia »), c’est tout un pan de la musique de ces 50 dernières années que nous abordons avec délectation. « Here Comes The Sun » comme dirait George Harrison, euh Nina Simone ici ! Bonne écoute !

Kraftwerk – Pop Art

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Les puristes, fans et « amis » de la musique électronique » vouent un culte à la musique de Kraftwerk. Le groupe allemand, à l’aube des années soixante-dix alors que le rock était en pleine mutation et accueillait à bras ouverts Led Zep, Bowie et T-Rex, a su rapidement se forger une identité musicale atypique, préférant la synthèse sonore, les boîtes à rythmes et les épopées routières (« Autobahn »). Une musique alors qualifiée d’OVNI, jouée par des robots, laissant aucune place au groove et aux guitares. Pionnière, barrée et bardée de clins d’oeil saugrenus (leur étonnante et plutôt amusante fascination pour le vélo et le Tour de France), la musique de ces teutons de laboratoire a ouvert la voie à toute une génération de musiciens désormais élevés au rang de phénomènes dancefloor (Daft Punk au hasard) ou d’explorateurs de synthèse au début des années quatre-vingt (Depeche Mode au hasard -bis-). Pour avoir eu le privilège de les avoir vu en concert au Grand Rex en 2004 avec Florian Schneider (l’un des deux fondateurs avec Ralf Hutter désormais hors du circuit kling klang), je ne peux qu’acquiescer et trépigner d’impatience à l’idée d’assister à la retransmission de Pop Art, un documentaire consacré au phénomène ce samedi 14 septembre à 22h20. Alors, à vos « postes » et vive Arte !

PS : Ohmwork est un hommage à Kraftwerk émanant d’un titre de l’incontournable « Radioactivity » (« Ohm Sweet Ohm »).

Mini site dédié à l’événement : http://creative.arte.tv/fr/kraftwerk

 

Saturday Five Tracks – 07/09/13

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Quoi de mieux qu’un week-end calme en ces temps de rentrée? Pour contrecarrer l’agitation urbaine et les sursauts d’emploi du temps, j’ai décidé de me plonger dans quelques disques où le tempo n’excèderait pas 100bpm, où les synthétiseurs seraient juste des nappes pacifiques, les touches de Rhodes (The American Dollar) des instants réverbérées en suspension ou des rythmes électroniques tout justes mâtinés de guitare post rock (The Album Leaf, Jonsi & Alex) … Pour clore cette longue phrase, c’est donc un vrai moment de paix et de beauté proposé aujourd’hui dans le  Saturday Five Tracks de la semaine, je dois dire fortement orienté vers le Nord, entre l’Écosse et le Groenland…

Track 1 : Olafur Arnalds – Near Light (2011)

Ólafur Arnalds - Living Room Songs (2011)

Ólafur Arnalds – Living Room Songs (2011)

 

Track 2 : Röyksopp – Senior Living (2010)

Röyksopp - Senior (2010)

Röyksopp – Senior (2010)

 

Track 3 : The American Dollar – Anything You Synthesize (2008)

The American Dollar - A Memory Stream (2008)

The American Dollar – A Memory Stream (2008)

 

Track 4 : The Album Leaf – Descent (2012)

The Album Leaf - Forward:Return (2012)

The Album Leaf – Forward:Return (2012)

 

Track 5 : Jonsi & Alex – Happiness (2009)

Jonsi & Alex - Compilation Dark Was The Night (2009)

Jonsi & Alex – Compilation Dark Was The Night (2009)

 

 

 

 

Daily highlights

 

Empire Of The Sun

Nos 3 coups de coeur musicaux de la semaine marquent la collaboration de deux artistes infiniment passionnants (la chanteuse Lykke Li et le réalisateur David Lynch), le retour du duo australien Empire Of The Sun après l’excellent Walking On A Dream sorti en 2008 et enfin, le  premier single du prochain album d’Etienne Daho (« Les Chansons de l’Innocence ») résolument (re) tourné vers le Pop Satori de 1986. Une année 2013 décidément ultra réjouissante!

David Lynch & Lykke Li – I’m Waiting Here 


Empire Of The Sun – Alive


Etienne Daho – Les Chansons De L’Innocence

 

 

 

Le battement d’aile du colibri

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Le travail de design sonore nécessite de la créativité, de la technique, du bon matériel et surtout… des solutions originales. Diego Stocco, brillant designer sonore dont nous avons déjà parlé dans ces colonnes, est le parfait exemple d’un travail résolument tourné vers une approche d’expérimentations des techniques de captation sonore. Fabricant ses propres sons muni d’un couple de micros et d’une carte son (type Apogée One), Diego Stocco, dévoile les facettes d’un métier passion à travers une série de vidéos didactiques sur sa chaîne Youtube. Enjoy !

Saturday Five Tracks – 11/05/13

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Un Saturday Five Tracks enfin de retour après quatre semaines d’absence, c’est le songwriting que nous mettons à l’honneur, comme pour oublier un temps la rapidité de nos sociétés, cette course contre la montre avec comme point de mire la maîtrise du temps. Alors, c’est un brassage sur plusieurs décennie avec quelques pépites allant de Nick Drake, héros maudit de la folk britannique  jusqu’au délicat Antony & The Johnsons en passant par Matching Mole, projet de l’ex-Soft Machine et indispensable Robert Wyatt. De la beauté et un regard profond vers l’horizon, débarrassé du bouillonnant et parfois incontrôlable quotidien.

Track 1 : King Creosote & Jon Hopkins – Bats In The Attic (2011)

King Creosote & Jon Hopkins - Diamond Mine (2011)

King Creosote & Jon Hopkins – Diamond Mine (2011)

 

Track 2 : Nick Drake – From The Morning (1972)

Nick Drake - Pink Moon (1972)

Nick Drake – Pink Moon (1972)

Track 3 : Micah P. Hinson – Take Off That Dress For Me (2010)

Micah P. Hinson - And The Pioneer Saboteurs (2010)

Micah P. Hinson – And The Pioneer Saboteurs (2010)

Track 4 : Antony & The Johnsons – Man Is The Baby (2005)

Anthony And The Johnsons - I  Am A Bird Now (2005)

Anthony And The Johnsons – I Am A Bird Now (2005)

 

Track 5 : Matching Mole – O’Caroline (2013)

Matching Mole (1972)

Matching Mole (1972)

 

 

 

 

 

 

Saturday Five Tracks – 06/04/13

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Que du neuf en ce samedi grisonnant d’espoir de fin d’hiver avec Youth Lagoon et sa pop planante rappelant les disparus MGMT, Phosphorescent et le songwriting parfait de « Song Zula », les quasi vétérans Strokes en mutation électro pop très réussie (notamment sur le « Chances » présenté ci-dessous), le petit nouveau (mais déjà bien présent dans certaines musique de publicité) Hanni El Khatib et sa pop sucrée et enfin, pour clore ce Saturday Five Tracks, un premier extrait des très attendus papes de l’électro classique Aufgang.

Track 1 : Phosphorescent – Song For Zula (2013)

Phosphorescent - Muchacho (2013)

Phosphorescent – Muchacho (2013)

 

Track 2 : The Strokes – Chances (2013)

The Strokes - Comedown Machine (2013)

The Strokes – Comedown Machine (2013)

Track 3 : Hanni El Khatib – Penny (2013)

Hanny El Khatib - Penny (2013)

Hanny El Khatib – Penny (2013)

Track 4 : Youth Lagoon – Mute (2013)

Youth Lagoon - Wondrous Bughouse (2013)

Youth Lagoon – Wondrous Bughouse (2013)

Track 5 : Aufgang – Kyrie (2013)

Aufgang - Kyrie (2013)

Aufgang – Kyrie (2013)

 

 

 

 

 

The Doors – L.A Woman (Paul Oakenfold Remix)

Paul Oakenfold

Paul Oakenfold

Rien de tel qu’un bon bâton de dynamite pour terminer la journée ! Après avoir écumé, avec plus ou moins des bonnes surprises (à découvrir samedi dans le prochain Saturday Five Tracks), quelques nouveautés présentée sur l’inévitable plateforme Qobuz, je suis tombé sur ce remix particulièrement génial de Paul Oakenfold. Vieux de la vieille du Djing anglais et producteur des remontés Happy Mondays, Oakenfold a replacé L.A Woman des Doors au centre du dancefloor façon Hacienda pour garnir la B.O de l’inclassable série Californication. On adore !

Sébastien Tellier, concert Casino de Paris (Paris), Lundi 3 décembre 2012


Sébastien Tellier, c’est le genre de personnage qui agace la bien-pensance, celle d’une Audrey Pulvar à la coupe Robert Smith (au moment d’entrer à la direction des Inrocks) et aux lunettes au K-euros, ou celle des gens trop occupés à bouquiner les dernières sottises sentimentales d’un Marc Levy ou d’un Guillaume Musso. Car Pulvar, au-delà de ses qualités d’analyste politique et sociétale, préfère sans doute Dany Boon ou Jamel (plus facile d’abord) au premier degré absurdo déglingué du barbu le plus célèbre de France (après Chabal, cela va sans dire). Pourtant, il fallait en avoir de l’humour, Montebourg et sa marinière… Tiens, une initiative qui rentrerait parfaitement dans le cadre de l’Alliance Bleue. Justement, cette Alliance Bleue, quelle a été son aura en ce lundi soir hivernal de décembre? Le gourou a-t-il su convertir de nouveaux adeptes à sa religion?  Et bien, oui. Introduisant l’éminence bleue avec le fameux Pépito, le ton semble être donné. Ce soir, nous allons vivre un concert pas comme les autres. D’ailleurs, s’agit-il vraiment d’un concert? Alors même que Tellier nous invite à choisir entre un concert classique ou un bordel monstre (on devine quel a été le choix du public), c’est un déluge sonore qui s’abat sur l’enceinte avec « Against The Law » où Sébastien (alias Maman comme il aime être appelé… hum) fait figure de guitar hero sorti tout droit de avec sa Flying V bleue, cette guitare que l’on croyait enterrée avec Van Halen & co. « Cochon Ville », le single, prend des allures de strip tease, respectant ainsi la pureté initiée dans les livres de l’Alliance. Invitant sur scène les amateurs de danse effeuillée, le maître voit ainsi sa prophétie s’accomplir, l’amour et la nudité. Réclamant sa vodka et sa clope, le concert prend des allures de show absurde où les blagues fusent et les réflexions philosophiques décalées prennent à chaque fois une dimension surréaliste (le fou, dans sa tête, il n’est pas fou…). Car un concert de Sébastien Tellier, c’est forcément surréaliste, à mille lieux du show tradi calibré pour respecter je ne sais quelle cohérence de tournée. Comment bouder son plaisir? Surtout lorsqu’il fait illusion sur scène avec un sosie, à l’intro de « Divine », pour mieux arriver par le fond de la scène et toucher ses fidèles. De retour sur scène non sans difficulté (dur d’enchaîner les vodkas), il n’omettra pas de livrer sa fameuse « Ritournelle » (seul titre de l’indispensable « Politics », un de mes albums cultes, hélas…) ou « L’Amour et la Violence », évoquant un attrait évident pour Christophe dont il ne reprendra pas « La Dolce Vita » comme lors de la tournée Sexuality. Une setlist courte, certes (une petite dizaine de titres) et quelques approximations musicales parfois, mais une expérience inoubliable et une liberté qui nous rappelle à quel point l’art est synonyme d’esprit libre et que les âmes délirantes, facétieuses, chassant la concession et ne cédant pas aux contraintes sont probablement celles qui font avancer le schmilblick. Ce soir, c’est tout le Casino de Paris qui a ri et vibré aux nappes synth pop de « My God Is Blue », bien épaulé par deux apôtres (à la batterie électronique et aux claviers) parfois surpris par les déambulations verbales non contrôlées du gourou. Délicieux comme un bonbon Schtroumpf au fond d’une vodka, le goût de cet événement restera gravé comme un monument de pur hédonisme.

Peugeot Design Lab pour Pleyel

Découvert mardi 20 novembre lors de la soirée des Arts And Business Club dédiée consacrée au design, le nouveau piano Pleyel est un bouleversement dans le design de l’instrument roi et son utilisation. Les règles de fabrication ont été bousculées et Peugeot Design Lab a sur relever un challenge particulièrement corsé, à savoir respecter l’exigence des puristes du son et apporter une touche d’avant-garde au design du piano dont les derniers brevets ont été déposé en… 1906.
Futuriste, épuré et lorgnant vers un Phantom Of The Paradise du XXIIème siècle, ma première réaction fut mitigée, imaginant difficilement l’objet dans le contexte d’un orchestre, sur scène, côtoyant le classicisme et le bois vernis d’un violoncelle. Ensuite, j’ai dû laisser cet excès de « traditionalisme » de côté et revoir mon jugement. Considérant l’aspect innovant et l’ingénierie des équipes qui ont contribué à briser les codes de l’instrument à cordes frappées instaurant une esthétique racée et une ergonomie  pour le moins novatrice. La vraie surprise vient du rendu sonore, l’exigence majeure de Pleyel : un son subtil, coloré, puissant dans les graves et scintillant dans les aigus, harmonisé sur le timbre. Et conserver le toucher initial.
Revisiter le piano, s’engager dans l’avenir et imaginer un nouveau rapport artiste/public, c’est aussi l’immense innovation émanant des studios de Peugeot Design Lab. En effet, pour la première fois dans l’histoire, le public voit l’artiste jouer depuis n’importe quel angle de vue. Cela met en valeur les mains du pianiste et crée une interaction plus grande avec le public. En outre, le mécanisme abaissé n’entrave plus la projection sonore qui devient par conséquent immédiate. Approuvé par des pianistes de renom, ce piano pourrait bien trouver sa place sur scène et s’échapper de la simple idée de concept.