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Les nouveautés de la semaine #8

Aujourd’hui est sorti le nouvel album de Tahiti 80, THE (seul) groupe de pop français actuel qui parvient à mêler french touch, langue de Shakespeare et pop music. Vous m’direz, y’a Phoenix… Vous avez raison. Mais Phoenix n’a plus vraiment besoin de promo, les Grammy et les tournées mondiales ayant réussi à imposer le groupe de Thomas Mars comme incontournable de la pop mondiale raffinée (j’insiste sur cet adjectif, pop étant un terme fourre tout où Rihanna, Coldplay, Bruno Mars et un paquet d’autres côtoient des MGMT, Tame Impala et autres Foster The People). Revenons à Tahiti 8O. Le groupe de Rouen sévit maintenant depuis 20 ans, a rencontré un succès colossal au Japon mais parvient vaguement à s’imposer en Europe ou aux États-Unis. Vache ! Oui, vache, car dans leur discographie, on compte 8 albums de haute volée qui transpirent leur amour pour la pop 60’s, la soul et la musique électronique des années 80. Ce nouvel album, The Sunshine Beat Vol.1, est un sacré condensé du savoir-faire de Xavier Boyer (leader, chanteur et songwriter) et sa bande, mariant très bonnes chansons (dont la Kinksienne et savoureuse « Sound Museum » ) et arrangements fins, toujours biens sentis. Le petit rappel à l’effet vocal du « Fame » de Bowie est un hommage délicat au Thin White Duke qui nous manque chaque jour un peu plus (« Wonderboy »)… La Pet Shop (Boys) intro de « Hurts » est aussi délicieuse que la voix de ce bon vieux Neil Tennant, tiens !  Que dire de plus? Tahiti 80 est un groupe formidable. Oui, Tahiti 80 a compris mieux que quiconque ce qu’est l’essence de la pop en 2018. Oui. Tahiti 80 est un groupe qui mériterait… Plus. Au minimum de s’envoler dans tous les écouteurs bluetooth des kids.  C’est pour cela que l’on attend des Sunshine Beat, en Vol.2, 3, 4… Pour encore 20 ans !

 

Phoenix au Saturday Night Live – Samedi 6 avril 2013

Phoenix au Saturday Night Live - Samedi 6 avril 2013

Prévu le 22 avril, le nouvel album de Phoenix (« Bankrupt! ») a été précédé d’un nouveau single (« Entertainment ») le 19 février dernier et a leaké récemment sur la toile, provoquant, et on s’en réjouit, l’indifférence des journalistes et des fans préférant attendre la sortie officielle. La pression monte d’un cran avec ce Saturday Night Live où le groupe a pu tester en live « Bankrupt », « Drakkar Noir » et « Trying To Be Cool », ces deux derniers étant particulièrement réjouissants… et de bonne augure pour le retour des frenchies de la pop les plus célèbres outre-Atlantique.



Phoenix – Entertainment (2013)

Phoenix-Entertainment

Digne successeur des « 1901 » ou « Lisztomania » issus de Wolfgang Amadeus Phoenix sorti en 2009, « Entertainment » est un premier single énergique, largement capable de faire bouger les foules des prochains festivals d’été. Un petit gimmick japonisant apporte une nouvelle esthétique à la pop du groupe tout comme le refrain, plus posé, au tempo plus lent, très addictif et pas si éloigné du « consensus stadium » à la Coldplay. Vivement la suite !

Phoenix, Bankrupt! disponible sur Itunes et chez votre disquaire le 23 avril 2013.

Damon Albarn – Apple Carts (live on Later with Jools Holland), Mardi 2 mai 2012

 
En bon aficionado que je suis, comment passer à côté de la prestation de Damon Albarn chez Jools Holland? De manière générale, les prestations réservées par les artistes invités sur le plateau de Jools Holland sont plutôt réjouissantes et d’une qualité sonore vraiment bonne (on se souvient notamment du passage de Bon Iver et Mumford And Sons). Alors, qu’en est-il de notre ex-ambassadeur préféré (avec Noel Gallagher) de la brit pop? Et bien, c’est accompagné d’une guitare acoustique que Damon Albarn nous propose « Apple Carts », une chanson folk extraite de « Dr Dee », son prochain opus concept, où il vient marquer une rupture net avec Gorillaz. Ici, pas de musique électronique, pas de samples ni d’invités prestigieux, juste un ensemble de cordes, un mellotron et des choeurs. Sur l’instant, nous sommes plongés dans un conte, une histoire que l’on pourrait imaginer dans un contexte médiéval. C’est beau, sobre et augure d’un album passionnant.

Dans le studio du producteur Zdar

Moitié de l’un des fleurons de la french touch, le duo Cassius, Philippe Zdar est devenu une pointure de la production musicale actuelle. Il a travaillé avec Phoenix sur « Alphabetical » et « Wolfgang Amadeux Phoenix », leur dernier album en date, The Rapture, Housse de Racket ou les grands Beastie Boys. Dans cette interview vidéo accordée à Télérama, le producteur explique le rôle de celui qui encadre les musiciens et donne, avant toute chose, des clés pour débloquer une situation. On pourrait largement y consacrer un dossier tant le travail de ce « coach » est primordial à la réalisation d’un album. Dans certains cas, son apport est l’équivalent d’un cinquième homme, il façonne le son et donne une couleur, apporte sa touche personnelle (on peut citer George Martin, Phil Spector, Quincy Jones, Brian Eno, chacun dans son style, ou plus récemment Nigel Godrich sur les albums de Beck ou Radiohead), dans d’autres, il agit comme catalyseur et permet aux artistes d’aller au bout de ce qu’ils ont en tête, même les idées les plus farfelues ou dites « impossibles à mettre en oeuvre ». Zdar nous explique cette façon d’épauler l’artistique en y insufflant ce qu’il faut de magique… (le moment où il évoque le mix de « La Ritournelle » de Sébastien Tellier est particulièrement savoureux). Silence, on enregistre !


Dans le studio du producteur Philippe Zdar
par telerama

Phoenix – From A Mess To The Masses

Une soirée exceptionnelle en perspective pour tous les amateurs de pop et de french touch. Le plus anglo-saxon des groupes français se retrouvera dès 22 heures sur Arte avec un documentaire, « From A Mess To The Masses », consacré à leur tournée Wolfgang Amadeus Phoenix (ndlr. du même nom que leur dernier album). C’est dix ans auparavant que Phoenix faisait ses débuts avec « United », un album foutraque, rassemblant chansons pop et plages instrumentales, qui fit parler de lui avec le fameux single « If I Ever Feel Better » repris sur tous les dancefloors. L’année 2010, la consécration, un Grammy du meilleur album rock pour l’album « Wolfgang Amadeus Phoenix » (équivalent de nos « Victoires de la Musique » aux Etats-Unis), un passage remarqué chez Letterman, fait rare pour un artiste français et surtout une notoriété grandissante, dépassant allègrement les frontière de notre hexagone. A ne pas manquer !